

ODE à l'AMOUR
Lumières du Sacré Cœur de Paris
Cette proposition incarne la vision d’Atelier dada pour une présence nocturne renouvelée à Paris, fondée sur l’attention, la retenue et la profondeur. Issue de la réflexion Lavis de lumière, elle aborde la mise en lumière du Sacré-Cœur comme un geste de soin, offrant au monument une manière d’exister la nuit à la fois intime et lointaine.
Ici, la lumière est pensée comme un état plutôt que comme un effet. Elle se dépose avec douceur sur l’architecture, laissant les formes apparaître progressivement, comme si elles émergeaient de la pierre elle-même. L’intention consiste à prolonger ces instants fragiles de l’aube et du crépuscule, lorsque le ciel hésite, lorsque le temps s’étire et que la perception devient plus attentive. Ces moments, si chers à celles et ceux qui se rassemblent sur la butte Montmartre, se trouvent ainsi étendus dans la nuit, comme une offrande discrète.
La séquence lumineuse se déploie lentement, selon un rythme calme et continu. Elle s’intensifie par paliers, jusqu’à atteindre une sérénité pleine au cœur de la nuit. Le basilique se laisse alors envelopper dans son ensemble, d’une extrémité à l’autre, jusqu’à ce qu’une clarté harmonieuse s’installe. Ce moment suspendu demeure quelques instants, laissant le regard se poser et l’esprit vagabonder.
À mesure que la nuit avance, la lumière amorce son retrait. Elle se retire avec soin, se dissolvant progressivement dans l’obscurité, laissant place à un silence grandissant. Dans la profondeur nocturne, seule la croix du Sacré-Cœur demeure doucement lumineuse, suspendue dans le ciel. Cette lueur finale résonne avec retenue, comme un point d’orientation intérieure.
Visible de loin, la basilique devient un ancrage délicat dans le paysage nocturne parisien. Sa lumière dépasse la proximité, touche les quartiers éloignés et les points de vue en hauteur, offrant des instants de calme et de contemplation à celles et ceux qui lèvent les yeux vers elle. La ville respire sous cette présence, tenue un instant dans un silence partagé.
Dans cette vision, la lumière agit comme un lien entre la terre et le ciel, entre la mémoire collective et l’expérience intime. Elle invite à la contemplation sans injonction, à la présence sans insistance, et offre à Paris un moment nocturne où le temps se fait plus lent, plus doux, profondément humain.




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