

Saint-Maur-des-Fossés
Étude d’urbanisme lumière – vision prospective
Comment éclairer sans effacer les singularités, ni céder à la surenchère lumineuse ?
Menée entre 2009 et 2010, cette étude d’urbanisme lumière pour la Ville de Saint-Maur-des-Fossés s’inscrivait dans une démarche de réflexion globale, à la fois sensible, fonctionnelle et prospective, à une époque où la notion de plan lumière restait encore peu structurée dans de nombreuses communes françaises.
Réalisée en collaboration avec Jean Sabatier, AMO du projet au sein de Lumière urbaine, cette mission visait à accompagner la collectivité dans la compréhension de son paysage nocturne existant et de son potentiel futur.
L’étude s’est appuyée sur une analyse urbaine sensible, croisant :
– la structure territoriale (presqu’île, limites naturelles, ponts, axes majeurs),
– l’organisation en “villages” aux identités distinctes,
– les usages nocturnes, les parcours, les nœuds et points de repère,
– la richesse du patrimoine architectural, paysager et végétal, notamment les bords de Marne.
Plutôt qu’un modèle unique, le travail proposait une hiérarchisation fine de la lumière, fondée sur la lisibilité, l’orientation, la diversité des ambiances et le respect des contextes.
Chaque quartier était envisagé comme une entité à part entière, appelée à développer sa propre signature nocturne, tout en restant reliée aux autres par des continuités lumineuses cohérentes.
L’étude posait également les bases d’une gouvernance de la lumière :
– rationalisation du parc existant,
– maîtrise des éclairages commerciaux,
– choix de sources durables et performantes,
– lutte contre la pollution lumineuse,
– adaptation des niveaux et des régimes d’éclairage selon les usages, les saisons et les événements.
Plus qu’un catalogue de solutions, ce travail constituait une vision stratégique, invitant la ville à considérer la lumière comme un outil culturel, social et environnemental, capable de renforcer le sentiment d’appartenance, la qualité de vie nocturne et l’image urbaine.
Une étude fondatrice, qui a nourri durablement la réflexion d’Atelier dada sur la lumière urbaine :
une lumière hiérarchisée, contextuelle, évolutive, au service des habitants avant d’être un simple objet technique.







