

Lumière, Usages et Durabilité — Recherche
Une recherche pour relier la lumière à la vie, avant les normes.
À travers ce mémoire diplômant, il s’agissait de prolonger l’enseignement reçu au sein d’un master dédié à l’architecture de haute qualité environnementale (HQE), en l’appliquant au médium que j’avais choisi d’explorer plus profondément : la lumière.
Alors que la formation reçue en éclairage était principalement abordée sous un angle technique et normatif, est apparu le besoin urgent d’ouvrir un autre champ, plus sensible, plus incarné, directement relié aux usages, aux rythmes de vie et à l’expérience humaine des espaces.
Cette recherche s’est construite autour d’une conviction simple : la lumière ne peut être pensée comme un objet isolé, mais comme un système de relations. Une matière immatérielle capable de relier l’architecture à ses habitants, le projet à son contexte, les contraintes environnementales à une liberté de conception attentive au réel.
Il ne s’agissait pas d’opposer performance et perception, mais de les faire dialoguer. D’envisager la durabilité non comme une finalité chiffrée, mais comme une qualité vécue, désirable, inscrite dans le temps long. Une durabilité qui se mesure autant dans le confort, l’appropriation et la justesse des usages que dans les indicateurs techniques.
Longtemps resté confidentiel, ce travail n’était pas pensé comme un aboutissement, mais comme un socle. Une étape fondatrice, volontairement ouverte, laissant place à l’expérimentation, au terrain, à l’apprentissage par la pratique.
Plus de vingt ans plus tard, alors que ces questions demeurent pleinement actuelles, cette recherche trouve naturellement sa place ici, non comme un manifeste académique, mais comme l’un des points d’origine d’une démarche de conception lumière attentive au réel, au vivant et au sens.




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